L'esprit n'oublie jamais, voyage vers les oasis sahariens ou vers les rivages de la mer de Chine. L'âme revient éternellement vers les terres natales mais le cœur est ici.
Ici, l'instinct de vie se défie du sort. La force vive de l'herbe forçant sa voie à travers l'asphalte, les résiliences et les joies simples au milieu des tours rigides, froides et indifférentes.
L'âme chante sa victoire là où elle a bâti son espace de liberté et de vie, plus vaste que les cités et toutes les contrées, où le cœur n'a ni chaîne, ni borne, ni frontière.
Le nature n'abandonne ni son dessein, ni son renouveau. En dépit de tout, elle émerveille les rêveurs si fortement que le cœur pourrait accueillir tout le ciel.
"Nouvelles. La Cité de la Joie, la Ville-Lumière et le Village-Monde.
Le coeur est ici
Dans l'agitation, les bruits ou les fracas, ils sont la vie sereine et silencieuse des rues et des squares. Les résistants, les téméraires, les majestueux.
Les voient-ils, les passants pressés, affairés ?
Le flâneur coupé du temps les observe, les admire. Il s'attache à leur démesure, il joint sa respiration à leur mesure. Il s'accorde à tout ce qu'ils donnent. L'air vital et le souffle calme.
S'ils ne sont que des murmures dans le fourmillement des cités, ils n'ont renoncé à leur règne. Quoiqu'il advient, ils déploient et renouvellent de cycle en cycle, de lune en lune, leurs feuilles à la force douce, sous les lumières ardentes des étés et leur écorce brute face aux glaces et aux vents d'hiver.
Leurs frères sont d'ailleurs. Des Amériques. De l'Orient. Partout ils s'enracinent. Partout les oiseaux et les papillons se réjouissent de leurs dons de patience et d'harmonie.
"Nouvelles. La Cité de la Joie, la Ville-Lumière et le Village-Monde."
Règne
Migration
Mon amour.
Je donne mon âme, ma joie d'être pour te trouver où que tu sois.
Je sais le soleil au bout de l'attente. Je sais le ciel au bord de la solitude.
Je sais le sens du destin. Etre lié et libre à la fois, que sans toi, je ne suis pas.
Mon amour.
Toujours je trouve en ton cœur, mon sommet, ma foi. Toujours je cherche ton âme, mon océan, ma source.
Tu combles la voie entre terre et ciel, tu emplis les fêlures du coeur et disperses les vagues à l'âme.
Mon amour.
La vie occupe tout l'espace, dans chaque paysage partagé avec toi. Les vallées épurées de neige, les plaines gorgées de lumière.
Mon amour.
Dans notre quotidien forgé de douces lueurs, tes idéaux, mes rêves, s'écrivent les mots de tous les jours, se gravent les gestes de toutes les heures.
Je sais le bonheur, sa saveur, sa valeur. Etre avec toi, vivre pour toi, tandis que l'amour prolonge l'univers, sa profondeur, fonde la paix des mondes et mène leurs gardiens à une commune demeure.
"Nouvelles. De la Terre, de la Lune et des Etoiles"
Mon amour
Ils apportent à jamais aux cœurs, aux esprits,
la musique des ruisseaux et le chant des oiseaux.
Le flot des transformations, le flux des élévations.
Les vies par milliards murmurent les mêmes mélodies.
Le vent de la liberté, l'air du bonheur, les rayons de la foi sont ici.
Et pour toujours, tout ce que nous serons.
Être doux, être joyeux, vivre sans âge.
Pour l'amour du ciel. Pour la passion de la vie. Pour le don du temps.
"Nouvelles. De la Terre, de la Lune et des Étoiles"
Vies
Terres sacrées où le mal a déserté et la Beauté est aimée.
Terres vierges où la mort est vaincue par les renaissances éternelles.
Terres saintes, en votre sein, la tendresse en partage, et le monde ouvert au ciel .
Terres promises, la paix emplit l'espace et la vie est son chemin.
Terres brûlées, au bout de l'enfer, la vie reprend ses droits, la vie reprend son souffle.
Terres natales, corps et âme vous appartiennent.
Terres nouvelles, Terres inconnues, celles qui nous appellent, celles qui nous lient, celles qui les unissent toutes.
Terres, Mères du présent, les vivants sont de vos voyages à travers le temps, à travers les étoiles infinies.
"Nouvelles. De la Terre, de la Lune et des Étoiles"
Terres
La campagne douce, la montagne tranquille, la plage insouciante, partout court l'insolence qui rit, qui chante, contre le gris, contre la monotonie.
Pourvu que les places qui seront les nôtres demeurent ces coeurs battants du monde où les vents nous ramènent toujours.
Pourvu que les souvenirs laissent en nous leur empreinte et nous font vivre en boucle les sentiments et les goûts d'antan, comme ces airs, ces musiques qu'on se passe, à tue-tête, à n'en finir, jusqu'à ce que la mémoire nous efface toute notion de temps et ne garde que les beaux moments : les vagues qui nous emportent au-delà de notre horizon, les rires candides laissés par l'enfance dont restent intactes la magie, les féeries et les éclats, la pudeur de toutes les tendresses que rien n'a atteint, les aubes illuminant sans varier les champs comme les tours et les cités, les envols qui ne cessent de couper le souffle et repousser les murailles, les doutes, les défenses.
Quand on a 15 ans, le jour est encore une perpétuelle naissance, la jeunesse est éternelle et la liberté, la seule fortune à garder, le seul graal à conquérir.
De la vie, de l'amour, le cœur neuf, qu'on dit idéaliste, fou, naïf, en sait plus que le vieillard sûr et certain de lui.
L'amour fort comme le roc, la vie belle comme l'été.
Chaque matin est pour lui le premier jour de la création, un départ de plus pour embrasser le monde. Chaque crépuscule est une fête pour voir l'aurore à venir, au bout de la nuit, et être le premier à regarder le monde se lever.
Le premier sourire. Le premier regard. Les premières senteurs. Les premiers gestes. Comme un premier souffle.
Rien ne sera jamais assez vaste pour le feu, l'audace, la douceur de vivre. Aucun mur ne l'empêchera, quand il faudra être prêt, pour la grande aventure, les grands tournants, les sauts dans le vide, les courses vers l'avant.
Et nous ne serons d'aucun clan, d'aucun pays, nous voulons toutes les couleurs du monde, du ciel et ses terres encore inconnues.
Plus que la vitesse, plus que la distance, nous préférons et prolongeons le temps hors des routes toutes faites, des parcours tout tracés.
A contre-courant ou à la faveur des vents, le seul rythme à tenir est la pulsation de la Terre et de l'univers, du Soleil et des étoiles, des marées et des nuages, les éléments toujours en mouvement.
Au fond de nous, promis, juré, vivre libre sera toujours notre nature, notre credo.
"Nouvelles. De la Terre, de la Lune et des Étoiles."
Les rêveurs
Quand l'attente est douce et l'espérance est sereine,
Quand la promesse est chérie et le pacte est scellé,
Quand la joie est rêvée et le bonheur est présent,
Quand le coeur irradie et l'esprit s'éclaircit,
Quand le plaisir apaise et la paix vivifie,
Quand la maison s'éveille et la ville s'anime,
Quand mes matins sont à toi et mes nuits sont auprès de toi,
Quand le soleil est impassible et la lune est fidèle,
Quand les blés font l'été et les vignes font les lendemains,
Quand la tendresse a le dernier mot et l'amour toujours a son tour,
La vie est ici, la vie est maintenant.
"Nouvelles. De la Terre, de la Lune et des Étoiles."
Ici et maintenant
Puisque le destin est écrit, dans le sang, dans les veines, je prendrai le courant
De mon temps, de ma voie, de mon âme.
Puisque la vie nous laisse libres, je serai de ta patrie, de tes couleurs, ta fierté d'être libre
De tes choix, de tes bonheurs, de ton âme.
Sans les apparences, sans les voiles,
nous pouvons être nus, nous pouvons être nous,
devant la terre, semblables sous le soleil, faisant jaillir la lueur, l'ardeur, la vigueur
De nos corps, de nos cœurs, de nos âmes.
Les milliards de mondes pourront surgir,
Il restera par tous les vents, par tous les temps,
De l'amour, de la vie, de l'Âme.
"Nouvelles. De la Terre, de la Lune, des Étoiles."












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