3.2.10

La vie est une comédie romantique




« Le romantisme n’est précisément ni dans le choix des sujets ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir. Ils l’ont cherché en dehors, et c’est en dedans qu’il était seulement possible de le trouver. Pour moi, le romantisme est l’expression la plus récente, la plus actuelle du beau. Il y a autant de beautés qu’il y a de manières habituelles de chercher le bonheur. La philosophie du progrès explique ceci clairement; ainsi, comme il y a eu autant d’idéaux qu’il y a eu pour les peuples de façons de comprendre la morale, l’amour, la religion, etc., le romantisme ne consistera pas dans une exécution parfaite, mais dans une conception analogue à la morale du siècle. C’est parce que quelques-uns l’ont placé dans la perfection du métier que nous avons eu le rococo du romantisme, le plus insupportable de tous sans contredit. Il faut donc, avant tout, connaître les aspects de la nature et les situations de l’homme, que les artistes du passé ont dédaignés ou n’ont pas connus. Qui dit romantisme dit art moderne, – c’est-à-dire intimité, spiritualité, couleur, aspiration vers l’infini, exprimées par tous les moyens que contiennent les arts. »
Charles Baudelaire.

A essuyer de toute part désespoirs inconsolés et cynismes déterminés, notre existence est en mal de paix et d'équilibre. Au bout d'une série noire de chagrins et de malheurs, le romantisme a la vie dure. Et de vivre la vie, comme une comédie, est encore une plus grande utopie. Mais n'en déplaisent aux esprits chagrins, les romantiques sont plein de ressources. En riposte à ces instabilités et ces brutalités, les adeptes de la joie de vivre sont encore légion dans le quotidien morne et gris.

L'étincelle de l'amour a encore son énergie à répandre dans les coeurs de tout horizon, et le bonheur d'être reste aussi cette étincelle scintillante en chacun de nous. La transformation de notre existence commence là : souffler et laisser l'autre souffler sur cette étincelle pour en faire une flamme.
Et surtout, la vie est belle, elle ne doit pas être autre chose qu'une comédie, et spécialement une comédie romantique pour les plus passionnés et les plus enclin à voir la vie en rose.

Il vous manque quelques guimauves pour adoucir la journée, un coin de "fleurs-bleues" pour colorer votre jardin, ou même des étoiles qui font briller les yeux, voilà une vague de paroles gonflées d'amour, des répliques "culte" soufflés à l'hélium, de quoi flotter assez haut dans les nuages : les Répliques de Lover

Et pour finir, une petite recette pour devenir un lover, si le coeur vous en dit : "Souriez à la vie, elle vous enverra l'amour !"

25.1.10

"Hors catégorie"

L'amour ne vient pas toujours là où on l'attend. Il prend parfois le visage d'un être qu'on n'osait même pas imaginé dans les conceptions même les plus ouvertes de notre esprit et les épanchements les plus étendus de notre âme, un être dont la singularité se révèle contraire aux critères et normes de ce qu'on se faisait de son amour idéal, et de ce fait, de sa vie idéale. Et notre existence est ainsi investie d'une relation "hors catégorie".

L'histoire de Anna Freud (la fille de Sigmund) et de Dorothy Burlingham-Tiffany est une de ses "amitiés" en marge des conventions. Bien qu'elles vécurent ensemble plus de 30 ans jusqu'à la fin de leur vie, Anna est restée une femme asexuée. Quand on a eu un père, aussi illustre soit-il, qui martelait bêtement que les femmes clitoridiennes avaient une sexualité infantile, alors que le clitoris a une fonction primordiale dans l'orgasme féminin, et qu'il lui a fallu passer toute une vie entière pour admettre la bisexualité latente en tout être humain, on comprends la culpabilité de la fille à vivre pleinement sa féminité.

Autre relation "hors catégorie", une magnifique histoire romantique entre, Ellen Nussey et Charlotte Brontë, LA romantique par excellence, dans toute sa grandeur et dans toute sa splendeur, et dont l'opinion courante faisait une femme tout à fait conventionnelle. Charlotte, soeur de la sacro-sainte Emily (qui, soit dit en passant, profite à l'heure actuelle d'un regain de notoriété grâce à Twilight) et Ellen ont vécu une passion sans partage, mais contrariée par l'obscurantisme de leur siècle, où dominaient les dogmes de l'Eglise.


"Chaque être humain porte en lui la marque de la bisexualité sous la forme d'une trace physique ou psychique des deux sexes dont il provient." (Vulgaris Médical)
Face à cette réalité qui occupe une part de notre existence, la question de choix et d'affirmation de soi s'impose. Les siècles passent, les histoires se répétent, se renouvellent, mais notre vie, ici et maintenant, est à nous, rien qu'à nous. Et elle est devant nous. Les hommes et les femmes s'aiment. Il y a des modèles que les uns suivent, des libertés que d'autres prennent, mais le but reste le même pour tous : le bonheur.
Alors la seule question essentielle serait : comment créer le bonheur, selon ma vraie nature, lorsque j'aime à la fois un homme et une femme ? Que seront nos vies ?
La place est à l'écoute de chacun, à l'invention pour tous.

24.1.10

Jacques Perrin, maître à bord de ses rêves

Source LeFigaro.fr

Par Marie-Noëlle Tranchant


« En fait, je ne suis pas devenu producteur, mais chargé de mission. Par moi-même », confie Jacques Perrin.

Le producteur et réalisateur d'«Océans» est le plus inspiré et le plus inspirantdes créateurs. Un bâtisseur d'empires poétiques, généreux de ses passions et de ses enthousiasmes.

La mer ? «Elle m'a d'abord été racontée par les hommes», dit Jacques Perrin. Par les récits des navigateurs solitaires, par les grands romanciers comme Conrad, qui emportent l'imagination et «font penser que les belles histoires commencent derrière l'horizon». Jacques Perrin a connu des marins et des pêcheurs, gens du large ou de la côte, tous habités de songe, entretenant avec la mer une relation fascinée. «Solitude poignante de l'homme au milieu de l'océan, formidable théâtre de l'univers, la mer est un grand miroir de notre âme. Ce qui nous constitue, c'est la perception poétique, même si on n'est pas poète.»

Son sourire aussi clair que ses yeux parle d'enfance et de grand large, ouvre l'espace, fend l'air et les flots. Il n'y a rien de blasé en lui. Rien d'étroit. Rien de petit. Il a le talent de l'émerveillement, et l'art de le propager comme une houle.

Le lointain Crabe-Tambour de Schoendoerffer, le navigateur des 40e Rugissants, le producteur de Tabarly lance, mercredi sur les écrans, Océans, le film qu'il a coréalisé avec Jacques Cluzaud : ce fabuleux opéra sur le peuple de la mer l'a mobilisé pendant sept ans. Rien ne prédestinait particulièrement à l'amour de la nature ce petit Parisien né en 1941 au cœur du monde du spectacle de la capitale. Son père est régisseur à la Comédie-Française, sa mère comédienne. Le jeune citadin découvre la mer à 13 ans, à Granville.

«Le fracas des vagues m'a paru insupportable ! se souvient-il. Un vrai choc. Cette agression sonore me faisait mal aux oreilles. Mon premier contact avec la mer, c'est le son. Pour Océans, c'était un élément symphonique essentiel. Bruno Coulais a pris les sons captés avec des hydrophones, et glissé sa musique dans les bruits naturels.» Après ce séjour à Granville, Jacques Perrin pensait «en avoir fini avec la mer». Le Conservatoire l'attendait, et «ce bonheur de voyager par les textes. Être acteur, c'est avoir sur soi les clefs de l'évasion». De ses années de formation, Jacques Perrin garde une estime pleine de tendresse pour la belle figure de maître de Fernand Ledoux, qui sera son père dans Peau d'âne, de Jacques Demy. «Il était on ne peut plus simple, gentil, attentif, formidablement attaché à comprendre l'être humain, à l'expliquer. Ces solitudes que sont les cœurs humains, comme dit Musset. Avec lui, il s'agissait de faire attention aux autres, de les observer. Que l'autre devienne une part de nous-même. Comme lorsqu'on parle d'un ami : on a spontanément tendance à adopter ses gestes, son ton. Ensuite, Ledoux nous conseillait de lire beaucoup, des philosophes notamment, pour découvrir des dimensions de l'homme qu'on ignorait.»

Meneur d'hommes libertaire
Plus tard, quand il commencera à se passionner pour le grand spectacle de la nature en produisant Le Peuple singe, de Gérard Vienne (1989). Ce sera comme une extension de son métier d'acteur. Une approche du mystère vivant du monde. On a si souvent des regards habitués. On se contente d'une perception hâtive, bornée. «Connaître, c'est souvent méconnaître», dit-il. L'acteur, en étudiant un personnage, en voyageant vers l'autre, découvre en lui-même des terres ignorées, «des îles lointaines, d'autres rivages». L'observateur épris de la nature rencontre mille merveilles à portée de regard. Sait-on qu'autour de Notre-Dame de Paris volent des rapaces ? Jacques Perrin ne veut pas seulement la connaissance. Il veut la compréhension intime, fraternelle, poétique. Une osmose des perceptions. C'est ce qu'il entend lorsqu'il dit qu'avec Océans, il propose aux spectateurs «d'être poisson parmi les poissons». Regarder. Écouter. S'apercevoir qu'on n'avait encore ni regardé ni écouté. Et prendre le temps de le faire.

Comment cet étonnant rêveur peut-il être aussi un producteur avisé, capable de rallier les financiers à des projets fous comme Le Peuple migrateur et Océans ? «Quand je parle à des banquiers, je ne leur dis pas “on va gagner un argent fou”, mais “on va bâtir le rêve”. C'est une autre arme que la comptabilité.» Et le charme opère. Les services comptables aussi. Jacques Perrin n'a rien d'un doux utopiste, il a l'âme d'un chef qui sait mobiliser les compétences et entraîner les énergies. Personne n'est plus responsable que ce bâtisseur d'empires poétiques.

Retour en arrière, vers les années 1960. Elles sont fastes pour le jeune acteur de 20 ans. Clouzot l'engage dans La Vérité ; l'Italie le découvre dans La Fille à la valise et Journal intime, de Valerio Zurlini, qu'il retrouvera pour Le Désert des Tartares. En 1965, Pierre Schoendoerffer l'entraîne au cœur de la guerre d'Indochine avec Bruno Cremer dans La 317e Section. La même année sort le film de Costa-Gavras Compartiment tueurs. En 1968, Jacques Perrin fait, tout seul, une petite révolution : il devient producteur, simplement parce que Costa-Gavras ne trouve pas de financement pour Z. «Quels sont les gens irresponsables qui refusent un tel film ?», se dit-il alors. Partout, on dénonce le système. Lui, il estime que «le premier des systèmes, c'est soi-même». Pour ne pas avoir à se dénoncer, il prend le film en charge. «En fait, je ne suis pas devenu producteur, dit-il, mais chargé de mission. Par moi-même.»

Il y a du libertaire chez ce meneur d'hommes qui prétend assumer tout ce qui est en son pouvoir et que lui dictent son désir et sa conscience. Mais en respectant l'autonomie des autres. À la tête d'équipes incroyablement nombreuses, diverses et complexes, pour Océans, allant du chercheur scientifique à l'ingénieur, au cameraman, au plongeur, à l'équipage des bateaux, il garde son aisance et sa souplesse, attendant de chacun «qu'il apporte une strophe au poème collectif». C'est pour lui, n'en doutons pas, que Baudelaire aurait pu écrire : «Homme libre, toujours tu chériras la mer.»




Site Officiel du Film : http://www.oceans-lefilm.com/

9.12.09

Enfance

With a fist and a smile by `gilad


Les Innocents

Victor Hugo

Mais les enfants sont là. Le murmure qui sort
De ces âmes en fleur est-il compris du sort ?
L'enfant va devant lui gaîment ; mais la prière,
Quand il rit, parle-t-elle à quelqu'un en arrière ?
Le frais chuchotement du doux être enfantin
Attendrit-il l'oreille obscure du destin ?
Oh ! que d'ombre ! Tous deux chantent, fragiles têtes
Où flotte la lueur d'on ne sait quelles fêtes,
Et que dore un reflet d'un paradis lointain !
Les enfants ont des coeurs faits comme le matin
Ils ont une innocence étonnée et joyeuse ;
Et pas plus que l'oiseau gazouillant sous l'yeuse,
Pas plus que l'astre éclos sur les noirs horizons,
Ils ne sont inquiets de ce que nous faisons,
Ayant pour toute affaire et pour toute aventure
L'épanouissement de la grande nature ;
Ils ne demandent rien à Dieu que son soleil ;
Ils sont contents pourvu qu'un beau rayon vermeil
Chauffe les petits doigts de leur main diaphane
Et que le ciel soit bleu, cela suffit à Jeanne.

sunny smile... by =FioReLLo



Moon Child by ~FireyKitsune



L'enfant qui est dans la lune

Claude Roy
"Enfantasques"


Cet enfant toujours dans la lune,

s'y trouve bien, s'y trouve heureux

Pourquoi le déranger ? La lune

est un endroit d'où l'on voit mieux.



Smile VietNam 3 by ~kietdc



Dis-moi, dis, souriante enfant

Emily Jane Brontë


Dis-moi, dis, souriante enfant,
Qu'est-ce, pour toi, que le passé?
" Un soir d'automne, doux et clément,
Où le vent soupire, endeuillé."

Qu'est-ce, pour toi, que le présent?
" Un rameau vert chargé de fleurs
Où l'oiselet bande ses forces
Pour s'envoler dans les hauteurs."

Et l'avenir, enfant bénie?
" La mer sous un soleil sans voiles,
La mer puissante, éblouissante
Qui, là-bas, rejoint l'infini."



30.11.09

COMMENT S’ENTOURER DE GENS EXTRAORDINAIRES

Source: TURCOTTE, Marie-Josée. Magazine Lumière, Vol. 8 No. 2, Avril 1999.

Si l'on vous proposait de réaliser un seul de vos souhaits, lequel parmi ces choix vous procurerait une vie vraiment satisfaisante : devenir millionnaire, être célèbre, posséder la beauté physique, exceller dans votre champ d'activité, être très intelligent ou encore n'avoir que des personnes extraordinaires dans votre vie? Bien que toutes ces réponses soient alléchantes, l'auteure Lilian Glass nous révèle que le choix le plus astucieux est sans contredit le dernier. Qui plus est, il nes'agit pas seulement de bien savoir s'entourer; il importe de devenir nous-mêmes une personne extraordinaire pour les autres. Voici donc le mode d'emploi pour une vie... extraordinaire !

«Pour avoir une vie profondément satisfaisante, nous devons apprendre à y trouver, à y attirer et à y retenir les personnes qui nous procurent du bonheur. Sans elles, la vie n'a pas de sens», explique d'entrée de jeu l'auteure du livre Comment s'entourer de gens extraordinaires. L'idée émise n'est certes pas nouvelle, encore moins innovatrice. Pourtant, la plupart d'entre nous
avons tendance à oublier, dans le brouhaha quotidien, dans la course folle pour atteindre le succès ou pour réaliser nos rêves, que la clé du bonheur réside en grande partie dans les liens que nous parvenons à nouer avec des individus qui savent apprécier nos qualités et reconnaître notre valeur.
Mais, direz-vous, où se trouvent donc toutes ces personnes extraordinaires? La réponse est simple: partout ! En fait, le monde est peuplé de gens de valeur; nous entrons en contact avec eux quotidiennement. Il suffit de bien regarder autour de soi. En fait, beaucoup de ces personnes extraordinaires se trouvent sous notre nez; trop souvent, nous ne nous en rendons même pas compte, ou nous ne savons plus apprécier la gentillesse de l'un et la disponibilité de l'autre.
Avant d'aller plus loin, amusons-nous à reconnaître les personnes extraordinaires qui gravitent autour de nous. Afin de nous aider, Lilian Glass les regroupe sous 20 types particuliers (voir ci-bas). Si la description correspond à une personne que vous connaissez, inscrivez son nom sur la ligne de droite. Sachez qu'une même personne peut se retrouver dans plusieurs catégories; il s'agit alors d'un être particulièrement exceptionnel, dont vous devriez prendre le plus grand soin.
Si, d'autre part, quelqu'un qui vous est proche ne ressemble à aucune de ces catégories, demandez-vous s'il ne s'agit pas d'un être «toxique» qui, contrairement à la personne extraordinaire, empoisonne votre existence(1) au lieu de faire éclore ce qu'il y a de meilleur en vous. Enfin, ne vous oubliez pas au cours de l'exercice.
À bien des égards, vous êtes, vous aussi, une personne extraordinaire. Si vous voulez attirer les bons individus dans votre vie, il est indispensable d'apprendre à reconnaître vos points forts et vos qualités.


LES 20 TYPES DE PERSONNES EXTRAORDINAIRES NOMMEZ-LES

1. Les chaleureuses: Ces personnes font toujours ressortir ce qu'il y a de meilleur chez l'autre. Elles vous donnent l'impression que vous comptez vraiment, grâce à des témoignages d'affection et des paroles gentilles.

2. Les anti-narcissiques: Elles s'intéressent vraiment aux autres au lieu de chercher à se rendre intéressantes. Elles vous posent beaucoup de questions dans le but de bien saisir qui vous êtes Les «je» «me» «moi» ne font pas partie de leur vocabulaire

3. Les généreuses: Elles sont toujours disposées à en faire plus que ce qu'on attend d'elles sans rien attendre en retour, sauf l'harmonie et l'amitié

4. Les non-juges: Elles ne jugent pas les autres en fonction de la vie qu'ils mènent. Elles croient sincèrement que si ce genre de vie les rend heureux et ne fait de mal à personne, tant mieux!

5. Les élogieuses : Leur proverbe est celui-ci: «Si tu ne peux rien dire de
bien sur une personne, alors ne dis rien du tout.» Ces personnes
concentrent généralement leur attention sur les qualités des autres sans
guère accorder d'attention à leurs défauts.

6. Les dignes: Elles traitent les autres comme elles voudraient être
traitées, c'est-à-dire avec gentillesse et respect. On sent que ces
personnes s'aiment vraiment, c'est ce qui les rend extraordinaires
aux yeux des autres.

7. Les attentionnées: Elles se souviennent des petites choses qui comptent pour vous. Elles connaissent votre date de naissance, votre couleur préférée, ce que vous aimez et détestez.

8. Les honnêtes: Lorsqu'elles disent qu'elles vont faire quelque chose, elles le font. Vous pouvez toujours compter sur elles pour arriver à l'heure, pour respecter les échéanciers et pour donner l'heure juste.

9. Les décontractées: Elles ne se prennent jamais au sérieux. Parce qu'elles sont décontractées et enjouées, elles mettent à l'aise tous les gens qui se trouvent en leur compagnie.

10. Les «meneuses de claques»: Elles vous encouragent et veulent votre bien; c'est pourquoi elles mettent beaucoup d'effort à vous rassurer lorsque vous doutez de vous-même. Elles ne tolèrent pas que l'autre se dénigre.

11. Les lucides: Elles pensent d'abord aux sentiments des autres et savent exactement ce qu'elles doivent dire ou ne pas dire dans les périodes fastes comme dans les moments difficiles.

12. Les «rebondisseuses»: Elles ne se complaisent jamais dans la souffrance et l'apitoiement. Elles pensent toujours à ce qu'elles doivent faire pour s'en sortir.

13. Les sensibles: Elles ne craignent pas de se montrer sous leur jour le plus vulnérable. Jamais elles n'essaient de cacher ce qu'elles ressentent: peur, colère ou tristesse.

14. Les «gagnantes-gagnantes»: Elles ne sont pas heureuses de gagner si c'est aux dépens des autres. Elles veulent que chacun y trouve son compte.

15. Les loyales: Elles n'ont pas peur de s'engager, de prendre des décisions. Si elles croient en une idée ou une personne, elles ne craignent nullement de prendre sa défense, même si cela va à l'encontre de l'opinion générale.

16. Les diligentes: Elles gagnent le respect des autres parce qu'elles sont responsables et qu'elles agissent sans tarder. Elles ne remettent donc jamais à demain ce qu'elles peuvent faire aujourd'hui.

17. Les audacieuses: Elles n'ont pas peur de plonger et de prendre des risques calculés pour réaliser leurs rêves. Elles sont donc une source d'inspiration pour tous ceux qui ont toujours voulu prendre une autre voie dans la vie, mais qui ont peur du risque.

18. Les non-victimes: Elles assument l'entière responsabilité de leurs actes. Elles ne blâment pas les autres si elles sont malheureuses ou insatisfaites d'une situation, car elles savent qu'il n'en tient qu'à elles de la changer.

19. Les enthousiastes: Elles ne se reposent jamais sur leurs lauriers et vivent sans cesse leurs passions. Elles parlent peu de leur passé et se concentrent surtout sur l'avenir en cherchant toujours à se développer. Leur motivation et leur entrain sont le plus souvent contagieux

20. Les recruteuses: Elles sont conscientes d'avoir besoin de l'aide des autres pour réaliser leurs rêves; elles essaient donc de recruter ceux et celles qui croient en elles et en leurs buts.

Quelles sont les conclusions auxquelles vous parvenez à la suite de cet exercice?
Les gens qui vous entourent sont-ils tous extraordinaires à leur manière ou, au contraire, sont-ils peu nombreux, voire toxiques? Quelle que soit votre situation, sachez qu'il est encore possible de la rectifier ou de l'améliorer et ce, en apprenant à trouver ou à élargir votre réseau de personnes extraordinaires. De quelle manière? En faisant un peu d'algèbre...


La spirale de l'amitié

Vous souvenez-vous de la propriété d'associativité que vous avez apprise dans vos cours d'algèbre?
Si «a» égale «b», et que «b» égale «c», alors «a» égale «c». Je me suis toujours demandé à quoi cela pourrait bien me servir dans la vie. Eh bien, j'étais loin de me douter que ce processus mathématique s'applique également en amitié. La logique de l'associativité est d'une grande simplicité: si Sonia aime Manon, et que Manon aime Nancy, il est fort probable que Sonia aimera Nancy. Cela s'appelle aussi un syllogisme.

Nous connaissons tous le dicton «Qui se ressemble s'assemble». Celui-ci convient particulièrement bien aux personnes extraordinaires. Ce qui signifie que si nous commençons à en fréquenter, nous finirons inévitablement par en rencontrer d'autres par leur entremise. C'est ce que Lilian Glass appelle «La spirale de l'amitié». Plus nous côtoyons des personnes extraordinaires, plus la spirale prend de l'ampleur. Aussi peu nombreuses soient-elles au départ, nous finirons tôt ou tard par constater qu'il y a de plus en plus de personnes intéressantes qui peuplent notre vie. Ces gens nous ouvriront des portes, en plus de nous faire connaître un monde nouveau, que ce soit sur le plan financier, social, intellectuel, affectif ou culturel.
Cependant, tout cela est possible en autant que nous apprenions, nous aussi, à devenir une
personne extraordinaire pour les autres...

Pour approfondir:

Comment s'entourer de gens extraordinaires, Lilian Glass, Éditions de L'Homme.
Ces gens qui vous empoisonnent l'existence, Lilian Glass, Éditions de l'Homme.
Vous pouvez également consulter un article portant le même titre, publié dans Le magazine Lumière de septembre 1997, Vol. 6, N° 4.

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