Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !
Et tout croît, et tout monte !

- Ô Vénus, ô Déesse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie.
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.
Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Oh ! si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !
II
Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère
Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ;
Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son cors Olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté !
- Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être courtisane !
- C'est une bonne farce ! et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus !
III
Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles !
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'Idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la Rédemption sainte !
- Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !
- Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.
Ô ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière !
Et le rayon soudain de la beauté première
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien présent, pâle du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée,
La cavale longtemps, si longtemps oppressée
S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ?
Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ?
Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève,
D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature
Le ressuscitera, vivante créature,
Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?...
Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés
D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères !
Singes d'hommes tombés de la vulve des mères,
Notre pâle raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !...
Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour !...
- C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...
IV
Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
Ô renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallipyge la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
Ô douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or brodé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur,
Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier-rose et le lotus jaseur
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ;
- Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès, le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon !
Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
Dans la clairière sombre où la mousse s'étoile,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
- La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les Dieux écoutent l'Homme et le Monde infini !
Arthur Rimbaud
Soleil et chair
Citations
"On n'a pas un cœur pour les humains et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n'en a pas".
Alphonse de Lamartine, 1790-1869
Définition de la tauromachie par l'UNESCO (1980) : "La tauromachie est l'art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux selon des règles, dans la légalité et en public. Elle traumatise les enfants et les adultes sensibles. Elle aggrave l'état des psychopathes attirés par ce genre de spectacles. Elle dénature la relation entre l'homme et l'animal. Ce type de spectacles sont contre la morale, la science et la culture "
Sur l'art de tuer :
Alphonse de Lamartine, 1790-1869 :
"Ils aiguisent le fer en flèches, en poignards,
Du métier de tuer, ils ont fait un grand art,
Le meurtre par milliers s'appelle une victoire,
C'est en lettres de sang que l'on écrit la gloire"
Pythagore, v. 570-v. 480 av. J.-C. : "Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s'entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l'amour".
Fénelon, Les aventures de Télémaque fils d’Ulysse : « Les hommes sont tous frères, et il s’entre déchirent ; les bêtes farouches sont moins cruelles. (…) l’homme seul, malgré sa raison, fait ce que les animaux sans raison ne firent jamais ».
Léonard de Vinci, 1452-1519, Prophéties : "Le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au même titre que celui de tuer un humain".
Michel de Montaigne, 1533-1592, Essais : "Les naturels sanguinaires à l'endroit des bestes témoignent d'une propension naturelle à la cruauté"
Voltaire, 1694-1778, Dictionnaire philosophique, « Bêtes » : "Quelle pitié, quelle pauvreté d'avoir dit que les bêtes sont des machines privées de connaissance et de sentiment".
Emmanuel Kant, 1724-1804, Métaphysique des mœurs : "La cruauté envers les bêtes est la violation d'un devoir de l'homme envers lui-même".
Bernardin de Saint-Pierre, 1734-1814 : "La cruauté qu'on exerce envers les animaux n'en est que l'apprentissage envers les hommes".
Arthur Schopenhauer, 1788-1860, Le Fondement de la morale : "Entre la pitié envers les bêtes et la bonté d'âme, il y a un lien étroit".
Victor Hugo,1802-1885 : "Vous ne serez jamais, et dans aucune circonstance, tout à fait malheureux si vous êtes bon envers les animaux".
Alphonse de Lamartine, 1790-1869: "On n'a pas un cœur pour les humains et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n'en a pas".
Le Chef indien Seattle, « Déclaration au président des États-Unis », 1854 : "Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient l'homme mourrait, car ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l'homme".
George Bernard Shaw, 1856-1950 : "Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport. Quand un tigre le tue, il appelle cela férocité".
Mahatma Gandhi, 1869-1948 : "La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux".
Jacques Prévert, 1900-1977 : "Un seul oiseau est en cage et la liberté est en deuil".
Marguerite Yourcenar, 1903-1987 :
7 août 1957 : "L'homme a peu de chances de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau".
1977 : "Soyons subversifs. Révoltons nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté qui d'ailleurs ne s'exercent si souvent contre l'homme que parce qu'elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons-nous, s'il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu'ils y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n'avions pris l'habitude des fourgons où des bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en attendant l'abattoir."
Dr. Samuel DEBROT : "S´il est vrai que les animaux ne pourront jamais s´élever aussi haut que l´homme, ils n´arriveront pas à descendre aussi bas."
Le Dalaï Lama : "Comment pouvons nous détruire et jouer avec la vie des animaux seulement par distraction, plaisir ou sport ? C'est impensable." (Animal People, mai 1982).
Théodore Monod (1902-2000) reprenant la célèbre maxime d'Alphonse de Lamartine ("On n'a pas un cœur pour les humains et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n'en a pas"), disait : "Ce ne sont pas les Animaux ou les Hommes, ce sont les Animaux et les Hommes. Ce n'est pas A ou B, c'est A + B. Et je crains que pour ceux qui nous reprochent notre action ce ne soit ni A, ni B".
Hubert Reeves :
"La cruauté sera toujours présente en l'homme et s'éveillera dès que les conditions sociales y seront favorables... Le rôle de la civilisation est de rendre la cruauté socialement inacceptable." ("Mal de Terre", Seuil, 2003)
"Tuer pour le plaisir est un acte inhumain, indigne et dégradant. En convaincre les hommes est un objectif de toute première importance.C'est l'espoir de voir disparaitre la cruauté, les guerres fraticides et les génocides."
Alice Walker, poète, écrivain, 1949 – : "Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons.Ils n'ont pas été crées pour les humains; pas plus que les noirs n'existent pour les blancs ou les femmes pour les hommes"
Alexandre Soljenitsyne, écrivain, 1918 - : "De nos jours, nous ne pensons pas à l'amour que peut porter un homme à un animal ; nous rions des gens qui sont attachés aux chats. Mais si nous arrêtons d'aimer les animaux, ne serions-nous pas également forcés d'arrêter d'aimer les gens?"
...Et La Bible (Esaïe, 1,11+3) : "Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs... Je ne puis voir le crime associé aux solennités".
* * *
Sur la tauromachie (citations tirées pour la plupart de l'ouvrage d'Alain Perret, "La mafia tauromachique") :
Victor Hugo,1802-1885 : "Torturer un taureau pour le plaisir, pour l'amusement c'est beaucoup plus que de torturer un animal, c'est torturer une conscience !"
Jules Romain, 1885-1972 (poète, écrivain, Académie Française) : "J'ai toujours été un ennemi convaincu de tout ce qui est violence et cruauté. J'en éprouve de l'antipathie et de l'aversion !"
José Luis de Villalonga (acteur) : "C'est immonde, voit-on quelques chose de vrai dans tout ceci ?"
Charles Trénet, 1913 - 2001 : "Je n'aime pas la corrida, car elle représente pour moi l'image, hélas, naturelle de la guerre !": "C'est toujours le taureau qui en fait les frais. Le taureau, c'est l'arme mobilisée. Le matador, c'est le crime. On trouve ignobles les tueurs et merveilleux les matadors !"
"Le public des corridas ne sait pas que c'est lui que l'on tue".
"Tant que les arènes regorgeront de monde, les champs de bataille feront recette".
Pierre Lotti, écrivain, 1850 - 1923 : "La corrida s'abaisse à plonger dans l'hébétude et l'impuissance, la victime obligée de ses exhibitions".
Paul Guth, romancier et essayiste, 1910 - 1997 : "Sans grandeur, ni noblesse ; le sens de la noblesse animale est trop souvent sacrifié à la bestialité humaine !"
Hervé Bazin, écrivain, Académie Française, 1911-1996 : "A la rigueur, s'il faut montrer à l'homme qu'il peut dominer l'Animal, moi j'aime mieux qu'il le domine en lui. Au lieu de tuer votre mort, épargnez donc l'Animal pour vivre la vôtre en elle".
"C'est ici le meurtre qui devient la finalité du combat, du spectacle."
René Barjavel, écrivain, dialoguiste, scénariste, 1911-1985 : "C'est la revanche d'une foule imbécile. C'est du sadisme de voyeur, de la boucherie et du cabotinage !"
André Malraux, écrivain, héros de la Résistance, ministre d'Etat, 1901 - 1976 : " Le mélange d'un spectacle de cirque et d'une communion de sang !"
Francis Cabrel, auteur-compositeur-interprète, 1953 - : "Quand la corrida avance, c'est l'humanité qui recule".
Joseph Peyré, écrivain : "La corrida consiste à réduire l'animal à l'épuisement et au désespoir !"
Vicente Blasco-Ibañez, romancier et scénariste de cinéma, 1867-1928 : "Le cheval fou de douleur, errait ça et là dans les arènes, selle ballante, le ventre ouvert, les entrailles bleues et rouges pendillaient entre les étriers..."
Gaston Couté :
" Bourgeois ! nous sommes des taureaux
Captifs en vos arènes rouges,
Aux yeux d’une foule de gouges
De michés et de maquereaux.
Bourgeois ! nous sommes des taureaux
Que l’on torture et que l’on tue,
Et votre bêtise institue
Une gloire pour nos bourreaux."
Les taureaux, 22/28 octobre 1899, in La guerre sociale, chansons de Gaston Couté, éditeur Le Vent du ch’min, Saint-Denis, 1980.
Alain Perret, écrivain, journaliste : "La meilleure alliée des tortionnaires : l'indifférence"
Phippe VAL (interviewé par Sport et Vie) :
S. et V. : - Vous seriez aussi pour une interdiction pure et simple de la corrida.
P. VAL : - Oui. Comme tout ce qui implique le martyre des animaux. Je suis d'accord avec Kundera pour dire qu'une société se définit par la façon dont elle traite les plus faibles. Or la corrida, c'est une forme de torture. Qu'elle soit ancestrale n'ajoute rien à sa légitimité. La tradition, c'est l'opium des cons ! À mon avis, il faut des lois contre cela. Sinon, on ferait la même chose avec les humains. D'ailleurs, on le voit bien. Dès que le cadre légal disparaît, ressurgissent des pratiques complètement barbares et cruelles. À mon avis, la chasse et la corrida sont les points de départ de la barbarie. Il m'apparaît normal de vouloir s'en protéger par des lois.
Monseigneur INESTA, évèque auxiliaire de Madrid, juillet 1981 : "Je ne peux me représenter le Seigneur à la corrida, prenant du bon temps tandis que des hommes mettent leur vie en péril et qu'on torture des animaux jusquà la mort"
Monseigneur BESSON, août 1885, parlant de la corrida : "Ces jeux sanglants qui sont la honte de nos moeurs".
Sur la nécessité d'agir :
Benjamin Franklin, scientifique, écrivain, diplomate américain, 1706 - 1790 : " Either write something worth reading or do something worth writing"
Victor Hugo,1802-1885 : "Rien n'est plus puissant qu'une idée dont le temps est venu"
Carlo Dossi, écrivain, 1849 – 1910 : "Les fous ouvrent les voies qu'empruntent aussi les sages"
Charles Péguy, poète, écrivain, 1873-1914: "Celui qui sait et se tait se fait complice des faussaires et des menteurs"
Albert Einstein (1879 - 1955) : "Le monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire... "
Elie Wiesel, écrivain américain, 1928 - : "Prenez parti ! La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le bourreau, jamais l’oppressé."
Martin Luther King : "Il suffit que des gens au grand coeur ne fassent rien pour que le monde ne change pas"
Proverbe : "Qui ne dit mot consent"
Alain Perret : "La meilleure alliée des tortionnaires : l'indifférence"
Sur la tradition
Philippe VAL : "La tradition est un désir d'immobilisme mental et de flemme intellectuelle qui est à l'opposé de l'idée même de culture".
Web Encyclo :
HUMANISME : C’est aussi le pouvoir de se soustraire au règne de la tradition.
C’est une liberté morale. L’homme conquiert son humanité au prix d’un acharnement ou d’une mise à distance des traditions et des particularités qui le conditionnent.
Contre la Corrida
Ce documentaire retrace une investigation scientifique et historique sur un tombeau mystérieux à Jérusalem d'une famille composé d'un certain "Jésus fils de Joseph". Etude d'ADN, probabilité, analyse chimique, documentation historique... tous les moyens sont utilisés pour trouver des réponses à ces questions : s'agit-il du tombeau de Jésus de Nazareth ? Et à qui appartenaient les autres ossuaires de ce tombeau famillial ?
Des hypothèses sont émises à partir de cette enquète : Jésus aurait eu des frères et soeurs. Il aurait été marié à Mariamné, probablement la Marie-Madeleine, qu'évoque l'Eglise Chrétienne. Je ne cache pas que j'ai une affection particulière pour ce "personnage", car elle serait la fondatrice du "christianisme", elle aurait poursuivi l'oeuvre de Jésus après sa mort. Voici un passage où on évoque sa participation comme prêcheuse au côté de Jésus :
Il serait temps que l'on rende à Jésus le réel message qu'il voulait apporter au monde. Une philosophie de la vie, plus que tout autre chose. Pas de diable. Pas de Dieu, en tout cas, tel que le proclame l'Eglise, un Dieu rédempteur, "punisseur" ou je ne sais quelle autre aberration du genre. Car Dieu, comme l'entendait Jésus, c'est la Vie. Le seul miracle possible, c'est la vie. Tout simplement.
Article du Figaro
Site officiel The Lost Tomb of Jesus
Jésus, une histoire de famille
Mon coup de coeur d'il y a quelques mois. Je savais que son morceau figurait sur iTunes d'Apple (N°1 des sites de vente de musique en ligne) mais j'ai un colossale train de retard sur la sortie de son clip "officiel" Say it's possible.
Propulsée grâce à Youtube sur le devant de la scène, Terra Naomi a pu participer à un des concerts du Live Earth lancé par Al Gore partout dans le monde pour la cause de la planète contre la crise climatique :
Live Earth Wembley Stadium
J'aime bien l'arrangement qu'elle a fait de cette chanson. De jolis sons planants. Le charme dépouillé de sa version Youtube est sauf.
Le clip officiel reprend le concept qu'elle avait lancé. Il recueille comme le premier clip original "fait maison" les images que ses propres fans lui avaient envoyée à sa demande, où elle leur posait la question : qu'est-ce qui pour vous pourrait changer le monde ?
Say it's possible - TERRA NAOMI
La joie de regarder et de comprendre est le plus beau cadeau de la nature.
Un homme qui n'est plus capable de s'émerveiller a pratiquement cessé de vivre.
L'école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.
C'est un véritable miracle de voir que les méthodes modernes d'instruction n'ont pas encore entièrement étouffé la saine curiosité intellectuelle ; cette petite plante délicate, en plus d'un encouragement, a surtout besoin de liberté ; sans quoi elle s'étiole et ne manque pas de périr.
La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information.
L'étude, en général, la poursuite de la vérité et la beauté sont des domaines dans lesquels il nous est permis de rester enfant toute la vie.
Passé un certain âge, lire détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d'efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d'esprit.
Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.
Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.
Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.
La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance.
Une personne qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover.
Rien n'est plus proche du vrai que le faux.
La recherche procède par des moments distincts et durables, intuition, aveuglement, exaltation et fièvre.
L'extrême netteté, la clarté, et la certitude ne s'acquièrent qu'au prix d'un immense sacrifice: la perte de la vue d'ensemble.
Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons.
Il est étrange que la science, qui jadis semblait inoffensive, se soit transformée en un cauchemar faisant trembler tout le monde.
Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.
Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes.
Il faut prévenir les hommes qu’ils sont en danger de mort, la science devient criminelle.
Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse.
L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves.
Chaque période est dominée par une mode, sans que la plupart des gens soient capables de découvrir les tyrans qui l'imposent.
La possession de merveilleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.
Rien ne peut être aussi bénéfique à la santé humaine et augmenter les chances de survie de la vie sur terre que d'opter pour une diète végétarienne.
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.
Un homme qui n'est plus capable de s'émerveiller a pratiquement cessé de vivre.
L'école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.
C'est un véritable miracle de voir que les méthodes modernes d'instruction n'ont pas encore entièrement étouffé la saine curiosité intellectuelle ; cette petite plante délicate, en plus d'un encouragement, a surtout besoin de liberté ; sans quoi elle s'étiole et ne manque pas de périr.
La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information.
L'étude, en général, la poursuite de la vérité et la beauté sont des domaines dans lesquels il nous est permis de rester enfant toute la vie.
Passé un certain âge, lire détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Un homme qui lit trop et qui fait trop peu d'efforts cérébraux prend vite des habitudes de paresse d'esprit.
Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.
Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.
Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.
La personnalité créatrice doit penser et juger par elle-même car le progrès moral de la société dépend exclusivement de son indépendance.
Une personne qui n'a jamais commis d'erreurs n'a jamais tenté d'innover.
Rien n'est plus proche du vrai que le faux.
La recherche procède par des moments distincts et durables, intuition, aveuglement, exaltation et fièvre.
L'extrême netteté, la clarté, et la certitude ne s'acquièrent qu'au prix d'un immense sacrifice: la perte de la vue d'ensemble.
Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons.
Il est étrange que la science, qui jadis semblait inoffensive, se soit transformée en un cauchemar faisant trembler tout le monde.
Le progrès technique est comme une hache qu'on aurait mis dans les mains d'un psychopathe.
Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité.
La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes.
Il faut prévenir les hommes qu’ils sont en danger de mort, la science devient criminelle.
Les amères leçons du passé doivent être réapprises sans cesse.
L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves.
Chaque période est dominée par une mode, sans que la plupart des gens soient capables de découvrir les tyrans qui l'imposent.
La possession de merveilleux moyens de production n'a pas apporté la liberté, mais le souci et la famine.
Rien ne peut être aussi bénéfique à la santé humaine et augmenter les chances de survie de la vie sur terre que d'opter pour une diète végétarienne.
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d'intervenir.
Florilège d'Albert Einstein
"Les victoires éternelles sont celles du coeur"
Oliver Stone
Pour comprendre les conditions dans lesquelles elle a vécu tout au long de sa vie, de sa naissance jusqu'à ce qu'elle devienne grand-mère, le film Entre Ciel et Terre décrit bien le chaos dans lequel le Viet-Nam a été plongé à plusieurs reprises et durant de longues années, un combat "interminable" pour défendre sa liberté et son indépendance. Ce film d'Oliver Stone (vétéran de la guerre du Viet-Nam) raconte l'histoire vraie d'une vietnamienne durant cette période. Ma grand-mère n'a pas eu la même vie tragique, mais comme tous les Vietnamiens, elle ne vivait qu'avec cet espoir, offrir à nouveau à leur terre, la paix et la sérénité. Sur cette photo, c'est ma grand-mère que je vois, l'âme légère et en paix.
Entre Ciel et Terre,
Le luxe crache sur la misère
Les hommes se font la guerre.
Entre Ciel et Terre,
Le sang des braves coule à travers la rizière
Les femmes pleurent leurs frères,
meurtris sous les bombes et l'enfer
Entre Ciel et Terre,
Les enfants rêvent de lumière.



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