Ta caresse ne me suit pas; elle me dessine et m'invente. Elle creuse ma place et trace ma forme. Je ne suis que les contours de notre rencontre. Je ne suis que là où je finis, que là où tu commences, tu n'es que là où tu finis, là où je commence. Tracés ensemble, d'un même geste, nous dessinons l'un à l'autre. Nous sommes deux ? Non, il n'y a qu'un dessin dans la caresse pour ta forme et la mienne. Et nous ne sommes nulle part ailleurs qu'au lieu de cet instant infini...
Parole de femme
Annie Leclerc
Souvenir d'un livre oublié
Caresse
C'est très souvent dans le désert que se sont faites les grandes âmes.
Dans le désert de sable et de cailloux, comme dans le désert d'amour, de reconnaissance ou simplement du droit d'exister librement.
Ce sont ces désert là qui sont les plus terribles, les plus impitoyables, car même la mort n'y est pas franche, même la souffrance y est discutée.
Peu en reviennent.....
Mais toute grande âme sait qu'il n'y a pas d'avenir pour elle dans le désert.
Elle devra le quitter tôt ou tard pour retourner vers la foule et sa rumeur, les hommes assourdis et leur obscurité, les enfants sans avenir.
-Et là sera sa grandeur, quand par sa voix la foule se fera silencieuse et que chaque humain qui s'y était noyé happera l'air vivant de son identité.
-Là sera sa grandeur, quand par son regard un homme retrouvera son ouïe et une intelligence claire.
-Là sera sa grandeur, quand par son cœur un enfant trouvera le chemin de son âme future vers quoi Dieu l'appelle.
Chacun de nous berce un désert dans son esprit, il y trouve ses démons, ses fantômes et sa lumière.
De cette lumière brûlante jaillit une seconde naissance, celle de l'être spirituel.....
Mais combien d'entre nous passent sans s'en apercevoir à côté de ce désert sans histoire, sans promesse, sans argument.
La plupart. Il ne s'agit même pas de trouver le courage d'y entrer, il faut juste y penser.
Ce n'est pas
"n'ayez pas peur" qu'il faut dire, c'est "ne soyez pas étourdis !"
~ Desiderius Faber
Le désert
J’ai choisi de me tenir dans mon Pouvoir
J’ai choisi de dire tout haut et de chanter
Le Chant de ma Naissance et le Chant de ma Destinée
Le Chant qui me Connecte
A Chaque créature vivante
J’ai choisi de dire tout haut et de chanter
Le Chant de ma Naissance et le Chant de ma Destinée
Le Chant qui me Connecte
A Chaque créature vivante
Je m’éveille
J’émerge
Femme Puissante
Forte comme la Mer
Voyez mon Eclat
Regardez moi, encore plus Radieuse
car j’ai choisi
de me rappeler et d’être
Puissante et Glorieuse
Connaisseuse et pleine de Compassion
Une Femme renaissant
Dans mon choix d’être Libre…
Du Cœur de l’Amour……
J’émerge
Femme Puissante
Forte comme la Mer
Voyez mon Eclat
Regardez moi, encore plus Radieuse
car j’ai choisi
de me rappeler et d’être
Puissante et Glorieuse
Connaisseuse et pleine de Compassion
Une Femme renaissant
Dans mon choix d’être Libre…
Du Cœur de l’Amour……
~ Gail Swanson
J'ai choisi ma vie
Elle est…
Elle est le calme dans la tempête
La fluidité de l’eau
La destruction par le feuElle est le genre de femme que tu désires
Mais elle ne reste jamais
Si elle n’est pas adorée…
Son esprit est à jamais en mouvement
Un vortex où tu risques de te perdre
Elle vient de son propre monde
Elle s’appartient…
Un vortex où tu risques de te perdre
Elle vient de son propre monde
Elle s’appartient…
Avec des mots profondément tranchants
Elle garde du miel sur sa langue
Quand elle répand le thé de ses lèvres
Elle marche avec la lune entre ses hanches
Ses courbes et ses traits fins sont l’art le plus raffiné…
Elle garde du miel sur sa langue
Quand elle répand le thé de ses lèvres
Elle marche avec la lune entre ses hanches
Ses courbes et ses traits fins sont l’art le plus raffiné…
Elle est
Prends ton sourire
Et donne-le à celui qui n'en a jamais eu
Et donne-le à celui qui n'en a jamais eu
Prends un rayon de soleil
Et fais-lui percer les ténèbres
Et fais-lui percer les ténèbres
Découvre une source
Et purifie celui qui est dans la boue
Et purifie celui qui est dans la boue
Prends une larme
Et dépose-la sur le visage de celui qui ne sait pas pleurer
Et dépose-la sur le visage de celui qui ne sait pas pleurer
Prends le courage
Et mets-le au coeur de celui qui ne peut plus lutter
Et mets-le au coeur de celui qui ne peut plus lutter
Découvre un sens à la vie
Et partage-le avec celui qui ne sais plus où il va
Et partage-le avec celui qui ne sais plus où il va
Prends dans tes mains l'Espérance
Et vis dans la lumière de ses rayons
Et vis dans la lumière de ses rayons
Prends la bonté
Et donne-la à celui qui ne sais pas donner
Et donne-la à celui qui ne sais pas donner
Découvre l'amour
Et fais-le connaître à tous.
Et fais-le connaître à tous.
Mahatma Gandhi
Le don
Toutes sortes d'enfants, blonds, lumineux, vermeils,
Dont le bleu paradis visite les sommeils
Quand leurs yeux sont fermés la nuit dans les alcôves,
Sont là, groupés devant la cage aux bêtes fauves ;
Ils regardent. Ils ont sous les yeux l'élément,
Le gouffre, le serpent tordu comme un tourment,
L'affreux dragon, l'onagre inepte, la panthère,
Le chacal abhorré des spectres, qu'il déterre,
Le gorille, fantôme et tigre, et ces bandits,
Les loups, et les grands lynx qui tutoyaient jadis
Les prophètes sacrés accoudés sur des bibles ;
Et, pendant que ce tas de prisonniers terribles
Gronde, l'un vil forçat, l'autre arrogant proscrit,
Que fait le groupe rose et charmant ? Il sourit.
L'abîme est là qui gronde et les enfants sourient.
Ils admirent. Les voix épouvantables crient
Tandis que cet essaim de fronts pleins de rayons,
Presque ailé, nous émeut comme si nous voyions
L'aube s'épanouir dans une géorgique,
Tandis que ces enfants chantent, un bruit tragique
Va, chargé de colère et de rébellions
Du cachot des vautours au bagne des lions.
Et le sourire frais des enfants continue.
Devant cette douceur suprême, humble, ingénue,
Obstinée, on s'étonne, et l'esprit stupéfait
Songe, comme aux vieux temps d'Orphée et de Japhet,
Et l'on se sent glisser dans la spirale obscure
Du vertige, où tombaient Job, Thalès, Épicure,
Où l'on cherche à tâtons quelqu'un, ténébreux puits
Où l'âme dit : Réponds ! où Dieu dit : Je ne puis !
Oh ! si la conjecture antique était fondée,
Si le rêve inquiet des mages de Chaldée,
L'hypothèse qu'Hermès et Pythagore font,
Si ce songe farouche était le vrai profond ;
La bête parmi nous, si c'était là Tantale !
Si la réalité redoutable et fatale
C'était ceci : les loups, les boas, les mammons
Masques sombres, cachant d'invisibles démons !
Oh ! ces êtres affreux dont l'ombre est le repaire,
Ces crânes aplatis de tigre et de vipère,
Ces vils fronts écrasés par le talon divin,
L'ours, rêveur noir, le singe, effroyable sylvain,
Ces rictus convulsifs, ces faces insensées,
Ces stupides instincts menaçant nos pensées,
Ceux-ci pleins de l'horreur nocturne des forêts,
Ceux-là, fuyants aspects, flottants, confus, secrets,
Sur qui la mer répand ses moires et ses nacres,
Ces larves, ces passants des bois, ces simulacres,
Ces vivants dans la tombe animale engloutis,
Ces fantômes ayant pour loi les appétits,
Ciel bleu ! s'il était vrai que c'est là ce qu'on nomme
Les damnés, expiant d'anciens crimes chez l'homme,
Qui, sortis d'une vie antérieure, ayant
Dans les yeux la terreur d'un passé foudroyant,
Viennent, balbutiant d'épouvante et de haine,
Dire au milieu de nous les mots de la géhenne,
Et qui tâchent en vain d'exprimer leur tourment
A notre verbe avec le sourd rugissement ;
Tas de forçats qui grince et gronde, aboie et beugle ;
Muets hurlants qu'éclaire un flamboiement aveugle ;
Oh ! s'ils étaient là. nus sous le destin de fer,
Méditant vaguement sur l'éternel enfer ;
Si ces mornes vaincus de la nature immense
Se croyaient à jamais bannis de la clémence ;
S'ils voyaient les soleils s'éteindre par degrés,
Et s'ils n'étaient plus rien que des désespérés ;
Oh ! dans l'accablement sans fond, quand tout se brise,
Quand tout s'en va, refuse et fuit, quelle surprise,
Pour ces êtres méchants et tremblants à la fois,
D'entendre tout à coup venir ces jeunes voix !
Quelqu'un est là ! Qui donc ? On parle ! ô noir problème !
Une blancheur paraît sur la muraille blême
Où chancelle l'obscure et morne vision.
Le léviathan voit accourir l'alcyon !
Quoi ! le déluge voit arriver la colombe !
La clarté des berceaux filtre à travers la tombe
Et pénètre d'un jour clément les condamnés !
Les spectres ne sont point haïs des nouveau-nés !
Quoi ! l'araignée immense ouvre ses sombres toiles !
Quel rayon qu'un regard d'enfant, saintes étoiles !
Mais puisqu'on peut entrer, on peut donc s'en aller !
Tout n'est donc pas fini ! L'azur vient nous parler !
Le ciel est plus céleste en ces douces prunelles !
C'est quand Dieu, pour venir des voûtes éternelles
Jusqu'à la terre, triste et funeste milieu,
Passe à travers l'enfant qu'il est tout à fait Dieu !
Quoi ! le plafond difforme aurait une fenêtre !
On verrait l'impossible espérance renaître !
Quoi ! l'on pourrait ne plus mordre, ne plus grincer !
Nous représentons-nous ce qui peut se passer
Dans les craintifs cerveaux des bêtes formidables ?
De la lumière au bas des gouffres insondables !
Une intervention de visages divins !
La torsion du mal dans les brûlants ravins
De l'enfer misérable est soudain apaisée
Par d'innocents regards purs comme la rosée !
Quoi ! l'on voit des yeux luire et l'on entend des pas !
Est-ce que nous savons s'ils ne se mettent pas,
Ces monstres, à songer, sitôt la nuit venue,
S'appelant, stupéfaits de cette aube inconnue
Qui se lève sur l'âpre et sévère horizon ?
Du pardon vénérable ils ont le saint frisson ;
Il leur semble sentir que les chaînes les quittent ;
Les échevèlements des crinières méditent ;
L'enfer, cette ruine, est moins trouble et moins noir ;
Et l'oeil presque attendri de ces captifs croit voir
Dans un pur demi-jour qu'un ciel lointain azure
Grandir l'ombre d'un temple au seuil de la masure.
Quoi ! l'enfer finirait ! l'ombre entendrait raison !
Ô clémence ! ô lueur dans l'énorme prison !
On ne sait quelle attente émeut ces cœurs étranges.
Quelle promesse au fond du sourire des anges !
Dont le bleu paradis visite les sommeils
Quand leurs yeux sont fermés la nuit dans les alcôves,
Sont là, groupés devant la cage aux bêtes fauves ;
Ils regardent. Ils ont sous les yeux l'élément,
Le gouffre, le serpent tordu comme un tourment,
L'affreux dragon, l'onagre inepte, la panthère,
Le chacal abhorré des spectres, qu'il déterre,
Le gorille, fantôme et tigre, et ces bandits,
Les loups, et les grands lynx qui tutoyaient jadis
Les prophètes sacrés accoudés sur des bibles ;
Et, pendant que ce tas de prisonniers terribles
Gronde, l'un vil forçat, l'autre arrogant proscrit,
Que fait le groupe rose et charmant ? Il sourit.
L'abîme est là qui gronde et les enfants sourient.
Ils admirent. Les voix épouvantables crient
Tandis que cet essaim de fronts pleins de rayons,
Presque ailé, nous émeut comme si nous voyions
L'aube s'épanouir dans une géorgique,
Tandis que ces enfants chantent, un bruit tragique
Va, chargé de colère et de rébellions
Du cachot des vautours au bagne des lions.
Et le sourire frais des enfants continue.
Devant cette douceur suprême, humble, ingénue,
Obstinée, on s'étonne, et l'esprit stupéfait
Songe, comme aux vieux temps d'Orphée et de Japhet,
Et l'on se sent glisser dans la spirale obscure
Du vertige, où tombaient Job, Thalès, Épicure,
Où l'on cherche à tâtons quelqu'un, ténébreux puits
Où l'âme dit : Réponds ! où Dieu dit : Je ne puis !
Oh ! si la conjecture antique était fondée,
Si le rêve inquiet des mages de Chaldée,
L'hypothèse qu'Hermès et Pythagore font,
Si ce songe farouche était le vrai profond ;
La bête parmi nous, si c'était là Tantale !
Si la réalité redoutable et fatale
C'était ceci : les loups, les boas, les mammons
Masques sombres, cachant d'invisibles démons !
Oh ! ces êtres affreux dont l'ombre est le repaire,
Ces crânes aplatis de tigre et de vipère,
Ces vils fronts écrasés par le talon divin,
L'ours, rêveur noir, le singe, effroyable sylvain,
Ces rictus convulsifs, ces faces insensées,
Ces stupides instincts menaçant nos pensées,
Ceux-ci pleins de l'horreur nocturne des forêts,
Ceux-là, fuyants aspects, flottants, confus, secrets,
Sur qui la mer répand ses moires et ses nacres,
Ces larves, ces passants des bois, ces simulacres,
Ces vivants dans la tombe animale engloutis,
Ces fantômes ayant pour loi les appétits,
Ciel bleu ! s'il était vrai que c'est là ce qu'on nomme
Les damnés, expiant d'anciens crimes chez l'homme,
Qui, sortis d'une vie antérieure, ayant
Dans les yeux la terreur d'un passé foudroyant,
Viennent, balbutiant d'épouvante et de haine,
Dire au milieu de nous les mots de la géhenne,
Et qui tâchent en vain d'exprimer leur tourment
A notre verbe avec le sourd rugissement ;
Tas de forçats qui grince et gronde, aboie et beugle ;
Muets hurlants qu'éclaire un flamboiement aveugle ;
Oh ! s'ils étaient là. nus sous le destin de fer,
Méditant vaguement sur l'éternel enfer ;
Si ces mornes vaincus de la nature immense
Se croyaient à jamais bannis de la clémence ;
S'ils voyaient les soleils s'éteindre par degrés,
Et s'ils n'étaient plus rien que des désespérés ;
Oh ! dans l'accablement sans fond, quand tout se brise,
Quand tout s'en va, refuse et fuit, quelle surprise,
Pour ces êtres méchants et tremblants à la fois,
D'entendre tout à coup venir ces jeunes voix !
Quelqu'un est là ! Qui donc ? On parle ! ô noir problème !
Une blancheur paraît sur la muraille blême
Où chancelle l'obscure et morne vision.
Le léviathan voit accourir l'alcyon !
Quoi ! le déluge voit arriver la colombe !
La clarté des berceaux filtre à travers la tombe
Et pénètre d'un jour clément les condamnés !
Les spectres ne sont point haïs des nouveau-nés !
Quoi ! l'araignée immense ouvre ses sombres toiles !
Quel rayon qu'un regard d'enfant, saintes étoiles !
Mais puisqu'on peut entrer, on peut donc s'en aller !
Tout n'est donc pas fini ! L'azur vient nous parler !
Le ciel est plus céleste en ces douces prunelles !
C'est quand Dieu, pour venir des voûtes éternelles
Jusqu'à la terre, triste et funeste milieu,
Passe à travers l'enfant qu'il est tout à fait Dieu !
Quoi ! le plafond difforme aurait une fenêtre !
On verrait l'impossible espérance renaître !
Quoi ! l'on pourrait ne plus mordre, ne plus grincer !
Nous représentons-nous ce qui peut se passer
Dans les craintifs cerveaux des bêtes formidables ?
De la lumière au bas des gouffres insondables !
Une intervention de visages divins !
La torsion du mal dans les brûlants ravins
De l'enfer misérable est soudain apaisée
Par d'innocents regards purs comme la rosée !
Quoi ! l'on voit des yeux luire et l'on entend des pas !
Est-ce que nous savons s'ils ne se mettent pas,
Ces monstres, à songer, sitôt la nuit venue,
S'appelant, stupéfaits de cette aube inconnue
Qui se lève sur l'âpre et sévère horizon ?
Du pardon vénérable ils ont le saint frisson ;
Il leur semble sentir que les chaînes les quittent ;
Les échevèlements des crinières méditent ;
L'enfer, cette ruine, est moins trouble et moins noir ;
Et l'oeil presque attendri de ces captifs croit voir
Dans un pur demi-jour qu'un ciel lointain azure
Grandir l'ombre d'un temple au seuil de la masure.
Quoi ! l'enfer finirait ! l'ombre entendrait raison !
Ô clémence ! ô lueur dans l'énorme prison !
On ne sait quelle attente émeut ces cœurs étranges.
Quelle promesse au fond du sourire des anges !
Toutes sortes d'enfant
Et parmi toutes les vanités de la vie, il n'y a qu'une seule chose que l'esprit aime et dont il ait besoin.
Une chose éblouissante et unique. C'est un éveil dans l'esprit, c'est un éveil dans les profondeurs intérieures du cœur, c'est une puissance irrésistible et magnifique qui s'abat soudainement sur la conscience de l'homme et lui ouvre les yeux.
C'est une flamme qui se déchaîne subitement dans l'esprit, brûle et purifie le cœur, s'élevant au-dessus de la terre et planant dans le vaste ciel.
Khalil GIBRAN
Eveil
Nature is speaking : écoutez le vibrant message de Mère Nature par Découverte
Vous est-il arrivé une fois d'entendre la terre parler ?
Je vous allaite dès votre naissance et jusqu'à la fin de votre vie...
Je vous reçois, je vous accueille je me fais lit pour vous accueillir.
Je vous donne mes odeurs pour vous égayer,
Je vous sucre, je vous pastèque, je vous mandarine, je vous fleure, je vous jasmine
Je vous donnes les fruits de mes entrailles
Je vous emmène dans ma mémoire jusqu'à vos ancêtres
Je me tapisse de neige pour vous distraire et de sable pour vous plaire.
Je me grotte, je me roche, je minéralise
Je cicatrice vos blessures.
Je vous porte, je vous emporte,
Sur chacun de vous il y a mes empreintes, mes couleurs, mes accents,
C'est sur moi que tout s'appuie, votre équilibre...
Ne vous ai-je pas ouvert mon ventre pour répondre à vos besoins ?
Si je disparaissais où pourriez-vous planter vos arbres ?
Si je retirais mes eaux que pourriez-vous boire ?
Je vous offre mes beautés... Je vous aère.
Vous est-il arrivé une fois d'entendre la terre parler ?
Raouf Ben Yaghlane
La Terre parle
« En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d’une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu’un qui écoute, crée, réalise, guide, suggère, qui insuffle une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d’elles une lumière.
Le mot sauvage n’est donc pas utilisé ici en son sens moderne, péjoratif, d’échapper à tout contrôle, mais en son sens originel de vivre une vie naturelle. Les mots femme et sauvage créent une métaphore qui décrit la force fondatrice de l’espèce féminine. »
« Une femme saine est comme une louve : robuste, pleine comme un œuf, débordante de vitalité, consciente de son territoire, donneuse de vie, inventive, loyale, bougeant beaucoup. Séparée de la nature sauvage, sa personnalité s’affaiblit, s’étiole, devient spectrale. »
« La nature sauvage a dans son sac à médecine tout ce qu’il faut pour soigner. Elle a tout ce dont une femme a besoin, tout ce qu’elle a besoin de savoir. Elle a les histoires, les rêves, les mots, les chansons, les signes et les symboles. Elle est le véhicule et la destination. »
Être une femme sauvage signifie : « …marquer son territoire, trouver sa bande, être bien dans son corps, fière de son corps, sans tenir compte de ses qualités et de ses limites, parler et agir en son nom propre, être en éveil, en alerte, utiliser ses pouvoirs féminins innées que sont l’intuition et le fait de sentir les choses, intégrer ses propres rythmes, découvrir sa véritable appartenance, se montrer digne, conserver le plus possible de conscience. »
Femmes qui courent avec les loups - Clarissa Pinkola Estés
























S'engager
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