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Sous-estimer le succès de l'euro serait une "énorme erreur"

Un bruit qui court sur le Net contre l'euro : si tout est devenu plus cher, c'est la faute à l'euro ! Vraisemblablement, tout le monde en est convaincu.
Si tout est devenu plus cher, nous ne le devons qu'à la politique de la droite qui n'en finit plus de "taxer" tout et tout le monde ! 


L'Europe dans son ensemble se porte mieux que la France. La faute à l'euro ? L'euro, le pauvre coupable tout désigné pour cacher l'escroquerie de la politique que subit la France. Les Français payent les frais que coûte l'engraissement des grandes fortunes "françaises", bien contentes d'être lavées de tout soupçon grâce à l'euro. Les étrangers, les chômeurs, et maintenant l'euro : à Sarkoland, ils sauront toujours trouver quelque chose pour faire oublier au bon peuple que c'est eux, l'Etat et les capitalistes, qui puisent gracieusement dans toutes les bourses... Pas d'inquiétude pour eux ! Les Français croiront toujours que c'est la faute aux étrangers, aux chômeurs... et même à l'euro, pointé du doigt comme un voleur d'un nouveau genre.


Source :
Trichet: ce serait une "énorme erreur" de sous-estimer le succès de l'euro


Alors que Nicolas Sarkozy est de plus en plus montré du doigt pour ses critiques acerbes contre l'euro et la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet a estimé dimanche que ce serait "une énorme erreur de sous-estimer l'Europe en tant que succès", insistant notamment sur le "succès remarquable de l'euro en Europe et dans le monde".
Il s'exprimait ainsi lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.
Répétant par ailleurs que l'Europe avait “le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans", il a ajouté que "nier que la stabilité économico-monétaire est au coeur du succès serait une énorme erreur".
M. Trichet a par ailleurs se réjouir “qu'on ait trouvé les moyens d'avancer avec le traité simplifié". Il rencontrera lundi à Bruxelles Nicolas Sarkozy qui assistera exceptionnellement à la réunion de l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des finances de la zone euro ainsi que les banquiers centraux.
Le président français assistera en effet en personne à cette réunion en vue notamment d'y appuyer Christine Lagarde de tout le poids de sa fonction, ce qui est rarissime. Avant lui, seul le président du Conseil italien Silvio Berlusconi avait lui-même présenté ses projets budgétaires devant l'Eurogroupe en 2005, mais son ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, avait à l'époque démissionné.
Dans une interview au Journal du Dimanche, le président français annonce qu'il proposera à l'Eurogroupe l'organisation d'un sommet européen à la rentrée sur la politique économique. "Je proposerai lundi qu'il y ait, à la rentrée, une réunion européenne des chefs d'Etat et de gouvernement pour parler de la politique économique", déclare-t-il. "J'expliquerai à nos partenaires ce que nous allons faire pour retrouver de la croissance", dit-il. Vaste tâche et vaste sujet ...
Pour rappel, Nicolas Sarkozy a fait de la critique de l'euro et de la BCE l'un des principaux thèmes de sa campagne présidentielle et appelé récemment de nouveau à un renforcement de l'action de l'Eurogroupe pour contre-balancer l'action de la BCE.

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a estimé dimanche que ce serait "une énorme erreur de sous-estimer l'Europe en tant que succès", insistant notamment sur le "succès remarquable de l'euro en Europe et dans le monde".

Lors d'une intervention au dernier jour des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, commencées vendredi et qui réunissent grands patrons et économistes, il a répété que l'Europe "a le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans", ajoutant que "nier que la stabilité économico-monétaire est au coeur de ce succès serait une énorme erreur".

M. Trichet s'est par ailleurs "réjoui qu'on ait trouvé les moyens d'avancer avec le traité simplifié" destiné à remplacer la Constitution européenne, lors du Conseil européen des 21 et 22 juin.

Il rencontrera lundi à Bruxelles le président français Nicolas Sarkozy, qui assistera exceptionnellement à la réunion de l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro ainsi que les banquiers centraux.

M. Sarkozy a fait de la critique de l'euro et de la BCE l'un des principaux thèmes de sa campagne présidentielle et appelé récemment de nouveau à un renforcement de l'action de l'Eurogroupe pour contre-balancer l'action de la BCE.

Le président de la BCE a également jugé qu'il ne fallait pas "sous-estimer la plasticité effective de la gouvernance mondiale aujourd'hui". "Il est de bon ton de dire que le système est bloqué (...) ce n'est pas vrai", a-t-il ajouté.

"Nous avons créé le G20 récemment" ainsi que le Forum de stabilité financière, "en tirant les leçons de la crise asiatique".

"Ce serait une autre erreur que de minimiser ce qui est fait au Fonds monétaire international (FMI) et ce qui est fait à la Banque mondiale", a-t-il ajouté devant un parterre de grands patrons et d'étudiants.

Les institutions financières traversent une crise à la suite d'un scandale de népotisme à la Banque mondiale qui a entraîné la chute de son ex-président Paul Wolfowitz. Le directeur général du FMI vient de démissionner en plein milieu d'une réforme clé, tandis que le Fonds fait face à une grave crise de financement.

Enfin, M. Trichet a renouvelé son soutien à une réglementation volontaire du secteur des fonds spéculatifs ("hedge funds").

"Je serais très favorable à l'élaboration de normes pour faire en sorte que des principes puissent être élaborés" pour une régulation du secteur des hedge funds sur la base du "volontariat", rejoignant ainsi la position adoptée par le G7-G8.

L'Allemagne qui présidait cette année le groupe des 7 pays les plus industrialisés du monde (G7, France, Allemagne, Italie, Canada, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon), avait fait d'une plus forte réglementation des hedge funds l'une de ses priorités.

Elle jugeait, comme certains économistes, que l'importante expansion de ce secteur, fondée sur un fort endettement à effet de levier, pourrait menacer la stabilité du système financier mondial.

Mais plusieurs pays du G7, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en tête, s'opposent à une réglementation contraignante du secteur.

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